
Originaire d’Asie du Sud-Est, l’écureuil de Pallas, aussi appelé écureuil à ventre rouge, a été introduit par un particulier sur le Cap d’Antibes à la fin des années 1960. Au début des années 2000, il a franchi la barrière urbaine formée par Antibes et Juan-les-Pins avant d’étendre rapidement son aire de répartition. Il a été observé pour la première fois à Cannes en 2008.
Cette espèce exerce une forte pression sur les écosystèmes et est considérée comme envahissante. Elle menace l’écureuil roux autochtone, affecte la petite faune aviaire et provoque des dégâts aux cultures fruitières ainsi qu’aux infrastructures humaines.
L’écureuil de Pallas fait l’objet d’un plan national de lutte 2025-2035 coordonné par l’Office français de la biodiversité (OFB), ainsi que de l’arrêté préfectoral n° 2025-82 (à télécharger - pdf 550 Ko) qui définit les modalités de contrôle et de destruction de l’espèce.
Comment différencier l’écureuil de Pallas de l’écureuil roux ?
L’écureuil de Pallas est généralement plus massif que l’écureuil roux. Son pelage dorsal est brun olive, son ventre rouge brique, jamais blanc, et sa queue présente des poils à l’extrémité blanche. Il est également reconnaissable à ses cris et vocalises caractéristiques qu’il émet fréquemment.
L’écureuil roux, espèce naturellement présente en France, peut présenter un pelage brun, grisâtre ou noir, mais son ventre est toujours blanc. En hiver, il se distingue aussi par de longs pinceaux de poils à l’extrémité des oreilles, absents chez l’écureuil de Pallas.
Comment signaler les espèces observées ?
Pour toute demande d’intervention ou information complémentaire, vous pouvez contacter le référent régional Espèces Exotiques Envahissantes de l’Office français de la biodiversité (OFB), chargé du plan national de lutte, à l’adresse alexandre.viguier@ofb.gouv.fr ou la direction des espaces verts (voir la fiche annuaire).