
Entrée et sortie du Fort Royal.
Caractéristique de la fortification « bastionnée » apparue au XVIe siècle en Italie, le bastion est un ouvrage défensif en forme de pointe intégré à l’enceinte du fort. Rempli de terre pour amortir les boulets de canon, il facilite le tir croisé contre les assaillants.
Consacrée à Saint-Joseph en 1658, cette église remplace un lieu de culte plus ancien, devenu trop exigu pour la population grandissante du fort, composée de militaires et de leurs familles. Elle possède une tribune à l’étage. Son décor peint a été restitué d’après l’original.
La courtine est la portion d’enceinte située entre deux bastions.
Destinée au stockage de la poudre à canon, la poudrière répond à des critères de construction très stricts pour éviter de mettre accidentellement « le feu aux poudres » et protéger celles-ci de l’humidité. Dotée d’une voûte épaisse « à l’épreuve de la bombe », elle est protégée par un bastion creux et reste invisible depuis l’extérieur du fort.
Entrée principale du Fort Royal aux XVIIe et XVIIIe siècles, la porte royale était défendue côté fossé par une demi-lune.
Ouvrage défensif « avancé » construit devant l’enceinte, la demi-lune protège une porte ou une courtine. C’est souvent le point du premier assaut ennemi.
Autrefois dépourvu d’eau potable, le Fort Royal utilisait des citernes monumentales et un système de récupération de l'eau de pluie dès l’Antiquité. Ce puits du XVIIe siècle, coiffé d’un édicule à toit pyramidal, est lui aussi relié à des citernes.
Bâtiment destiné au logement des militaires, la caserne comprend un long corps central pour les soldats encadré de deux pavillons à étage pour les officiers et sous-officiers. Les casernes ne se visitent pas.
Espace intérieur du fort, la place d’armes servait au rassemblement des troupes.
Situé dans le bâtiment le plus imposant du fort, le musée se compose de deux espaces distincts :
Après la Révolution, le fort conserve une fonction carcérale. Entre 1841 et 1884 environ, plusieurs centaines d’opposants à la colonisation d’Afrique du Nord y sont détenus : smala d’Abd el-Kader, insurgés kabyles…
Le musée présente des objets archéologiques issus de fouilles terrestres et sous-marines : fragments de peintures murales antiques (âge du fer et Ier siècle), cargaison de deux épaves découvertes aux abords de l’île, l'une romaine de la fin du Ier siècle avant notre ère, l'autre sarrasine du Xe siècle).
Entre 1972 à 1986, quatorze campagnes de fouilles archéologiques ont mis à jour d’importants vestiges remontant au IIIe siècle avant notre ère. Encore visibles dans la tranchée de fouilles, ces vestiges se répartissent en deux ensembles :
Construite sur des vestiges romains (cryptoportiques) et reconvertie en boulangerie au XVIIe siècle, cette terrasse doit son nom au maréchal François Achille Bazaine. Accusé de trahison pendant la guerre franco-prussienne de 1870, il fut condamné à 20 ans de réclusion à Sainte-Marguerite avant de s'évader, de manière rocambolesque, dix mois après son arrivée.
On observe au passage des puits sur citernes et une échauguette, construction en saillie à l’angle du rempart, destinée à abriter un veilleur, remarquablement conservée.
Point Info Biodiversité®. CPIE des Îles de Lérins et Pays d’Azur.
Centre International de séjour Îles de Lérins.


