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Hôpital de Jour « Les bosquets » du Centre Hospitalier CANNES Simone Veil

Recueil de textes réalisés lors de l’atelier écriture animé par les infirmières Priscilla STEIBEL-PADOVANI, Elodie MORJEAN et Ellene SCHAECHT

Anne :

Un clin d’œil à la patte d’oie 

Il était une fois une personne qui avait des pattes d’oies au coin des yeux parce qu’elle riait souvent.

C’était la seule façon qu’elle avait pour que l’on puisse s’apercevoir de son contentement ou de sa politesse derrière son masque. Pourquoi porter un truc pareil me direz-vous ? A cause du Covid !

Dernier mot à la mode, années 2020-2021. Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Un gros virus invisible qui nous vient des chinois et qui s’étend au monde entier, ce qui entraine la stupeur, celle de l’attraper et d’en mourir.

Il a fallu tout désinfecter, se méfier des autres qui auraient pu en être victimes. La conséquence est que l’on ne pouvait plus s’embrasser, ne plus se prendre dans les bras. Alors il y a eu un nouveau geste : le « check ». Il y a eu la venue de la solidarité. Finalement, chacun y a mis du sien contre cette infortune. Nous avons tous été confinés, ce qui nous a permis de ranger notre intérieur, de prendre le temps de communiquer et de connaitre du coup nos voisins en organisant des apéritifs de balcons à balcons. Voilà en gros le positif de ceux qui ont des pattes d’oies au coin des yeux. Toujours voir le verre à moitié plein au lieu du verre à moitié vide et faire rejaillir leur optimisme sur la seule partie visible de leur visage couvert d’un masque anti-covid.

 

La menace invisible 

 

Anne :

Pumba en fête sur la Croisette 

Il était une fois Pumba, un sanglier, qui se promenait de nuit sur la Croisette avec ses petits.
Comme il n’aimait pas les hommes et s’en méfiait, il ne comprenait pas pourquoi il n’en croisait aucun sur sa route ?
Il avait faim. Il ne voyait personne pour le nourrir.
Il se demandait pourquoi tout cela se passait ?
Sa femme, la laie, le renseigna : Tous les hommes étaient confinés chez eux, de nuit comme de jour.
Elle lui expliqua que la rue et ses environs étaient libres de circulation pour eux, à cause de la covid 19, un gros virus qui existait depuis peu et qui effrayait la population, mais qui n’attaquait pas les animaux. La voie était libre pour eux. « Vive la liberté !! », pensaient-ils, tout heureux.
Enfin la suprématie des bêtes sur les hommes !
Enfin quelque chose faisait peur aux communs des mortels.
Enfin ils faisaient moins les malins alors !

Moralité : Quand les humains deviennent peureux, les vedettes habituelles sur la Croisette ne peuvent parader.
Place aux animaux en fête sur le tapis rouge… chacun son tour !

 

Kader :

Brainstorming covid 

Réanimation, mission oxygénation, rédemption ou la mort.
Solitude, enfermement, sortie masquée… tel est notre destin actuellement.
Les Robins des bois du covid sont les membres du gouvernement qui donne généreusement l’argent dans cette crise, quoi qu’il en coûte.
Le masque a effacé nos visages souriant, comme dans les œuvres de Gideon Rubin.
Il faudrait plusieurs artistes peintres, tels Picasso, Monet, Van Gogh ou Rembrandt pour redessiner les visages perdus.
Rêve ou cauchemar ce covid 19 ?
Explosion d’un remue-méninge dans ma tête :

Écoles fermées….. Télétravail…. Consignes…..Complication….attestation sur l’honneur…..Rassemblement dangereux…Température…..Tousser….Fièvre…. Cluster……Ghost-buster….covid 19 virus fantôme….Famille impactée surtout dans les EHPAD……

Ville endormie, plus personne dans les rues la nuit, mis à part la police et les animaux sauvages, comme le sanglier sur la Croisette qui monte les marches du Palais du Festival…. Même pas peur !
La nature semble regagner du terrain sur l’espèce humaine et dit Merci.

Pauvres, riches, ne cessent de s’accroître, profit pour les uns, endettement pour les autres, à qui profite la crise ? Certainement pas à moi.
Le monde ne sera plus jamais le même demain. Les traumatismes resteront gravés  dans nos mémoires.
Toute guerre, quelle qu’elle soit, laisse des traces.
Le confinement, finement compliqué, confiné, résigné et signé aura un impact sur nos vies, quoi qu’il en devienne.

 

Hamed :

Ensemble c’est tout !

Attention, Attention
Mesdames et Messieurs
Un virus nous attaque
Protégeons-nous contre ce microbe
Équipez-vous de votre masque
Où que vous soyez dans le monde
Vous n’êtes pas à l’abri contre cette maladie
Heureusement les chercheurs du monde entier
Se sont mis à la recherche d’un vaccin
Et en ont trouvé plusieurs
A nous de nous faire vacciner
Pour sauver des vies
Ça fait un an que nous sommes sur le pied de guerre
Voici enfin la lumière
La guerre est bientôt finie
Ne nous relâchons pas et allons jusqu’à la fin de la bataille
Tous anti-covid !
Tout le monde est réquisitionné
Tout le monde sur le pied de guerre
Des milliards pour survivre
Pas question de tomber sous la famine
Malgré tout, le peuple râle
Tout le monde en a marre d’être enfermé
Pas question de faire plus de mort
L’état reste ferme : tous confiné…
Personne ne connait le futur
Tout le monde avance pas à pas
Mais pour tous il y a les mêmes règles
Plus personne n’arrive à respirer avec ce masque
Les travailleurs n’en peuvent plus
Libérez nous de ce cauchemar
C’est juste invivable
Mais nous continuerons le combat
Jusqu’à la fin de la guerre !

 

Hamed :

C’est tabou 

Sortir sans son masque, c’est tabou
Il faut respecter les horaires
Ou allons-nous ?
Dans nos Nike air ?

Je prends le chemin du vaccin
Le choix nous est offert, dans nos pharmacies
Faut pas faire le malin
Te faire vacciner
Car l’humanité te remercie

Ne sortez pas de chez vous
Faites appel au livreur, chez vous
Au plus près de vous

C’est la coopération mutuelle pour pouvoir se nourrir
Ne soyez pas superficiel, soyez vrai…

 

Viviane :

Objectif survie !

C’est la guerre, il l’a dit
Stupeur, effondrement
La liberté c’est fini
L’insouciance aussi

Confinement, emprisonnement
Couvre-feu, déclare le gouvernement
Mais quoi qu’il en coûte
Le virus doit être détruit à la souche

Fermeture des commerces
Port obligatoire du masque
Chômage et chômage partiel
Le monde vit au ralenti
Le chômage explose
Le télétravail s’intensifie

C’est la solitude
On se remet à la culture
Méditation et yoga
Apaisent les foyers
On livre les repas
Les pauvres et les malades
Sont les plus à plat

Confinement, emprisonnement
Couvre-feu, déclare le gouvernement
Mais quoi qu’il en coûte
Le virus doit être détruit à la souche

La nature revit
Tout s’éveille
Calme et sérénité sont de mises
La faune et la flore sortent de leur sommeil

Il faudrait continuer
A prendre soin de la nature
Comme les voitures et les avions se turent
Afin de diminuer
Le réchauffement climatique et la pollution

 

Viviane :

EcoloGid 19 

Il était une fois un monde qui tournait relativement rond. Bien sûr d’horribles guerres tuaient des êtres humains, mais la population se sentait désarmée face aux informations qui déferlaient sur les chaînes télévisées.

Pourtant un jour, ce petit train-train s’arrêta brusquement. Le Président de la République prit la parole et déclara sans ambages : c’est la guerre.
Stupeur générale, arrêt sur image : un virus terrible circule partout et met non seulement notre pays mais le monde entier en danger.
Les mesures prises sont draconiennes. Port du masque obligatoire, confinement avec obligation de montrer ses attestations pour les sorties indispensables, couvre-feu, fermeture des boutiques. L’insouciance n’est plus possible, la prise de conscience est terrible : le monde est en danger, nous sommes en danger.
Interdiction de se toucher, de s’embrasser….
La pauvreté explose, les gens font la queue pour se nourrir…
Un silence surprenant s’abat sur notre ville, les gens sont reclus, les personnes isolées souffrent de solitude.
On n’ose plus tousser. Il n’y a jamais eu autant d’animation en réanimation.
Pourtant dans ce silence, la nature reprend ses droits, on revoit des oiseaux rares, on entend chanter les merles, quelques colibris pourtant rares, osent s’aventurer en ville.
La planète va mieux, les taux de pollution chutent, la nature déploie sa renaissance, le réchauffement climatique diminue.
On se parle avec les yeux en utilisant « les mots bleus » ceux que l’on dit avec les yeux. La méditation devient à la mode ainsi que le yoga.
Mieux vaut tard que jamais, la santé est une chose très importante.
La prise de conscience sera-t-elle temporaire ou bien durable et salutaire ?
La population devrait revenir aux valeurs essentielles, celles de la pleine conscience, de la bienveillance, de l’amitié, de la reconnaissance, de l’écologie, du respect de la vie.

Surconsommation, trop de circulation détruisent notre planète.
Le futur nous indiquera si nous sommes oui ou non vaccinés contre notre bêtise destructrice. La seule issue pour notre monde, c’est certain sera le développement durable. Le monde, lui, survivra sans nous… mais nous, nous ne pourrons pas nous adapter aux changements climatiques imminents.

Moralité : La prise de conscience écologique est une priorité, on peut même dire plus : une condition de survie.
Alors chiche ! En avant tous pour sauver la planète !

 

Priscilla :

Une bouteille à la Terre 

Hello ! Je me présente, je suis la covid 19
Je suis LE virus et j’apporte un regard neuf
Sur le rythme de vie des humains
Qui construisent un avenir incertain
Mon souhait : les amener à une prise de conscience écologique
Car cette planète, là où ils vivent, est un lieu vraiment magique
Mais pour qu’ils réagissent, je n’ai pas le choix, je me dois de leur faire peur
Car l’être humain est comme cela, il n’évolue qu’à chaque terreur
Je dois tuer, je m’en excuse, mais là c’est la terre qui meurt
Quoi qu’il en coûte, malheureusement, et il y en aura des pleurs…
J’dois perturber leur dynamique sociale et familiale
En les forçant, je sais qu’c’est dur, à un confinement général
Ils devront se réinventer et faire preuve de créativité
Car pour braver leur solitude, ils doivent changer leurs habitudes

Face à la Terre
Je la vois souffrir
Face à vous-même
Vous la faites mourir
Je la relève
Et préserve son rêve
Prendre soin d’elle est un impératif
Car de notre mère la Terre, nous sommes tous natifs

Cher sanglier, toi qui as peur de l’activité humaine
Viens, approche, tu vas visiter leur domaine
Telle une star au Palais du Festival
Tu verras l’endroit est vraiment pas mal
Viens, allez ! Promène-toi sur la Croisette
Sabots nus ou en tongs mais n’oublie pas ta casquette
Quoi ? Comment ça ? Tu ressens du vague à l’âme ?
Ah oui… je vois… tu regardes les plages de Cannes
Je sais, c’est beau et tu voudrais que ça continue
J’vais essayer j’te le promets, je sais bien qu’ils t’ont déçu

Aller soyons optimistes ! Je sais aussi qu’ils peuvent changer
Qu’ils vont revoir, je le pressens, le sens de leurs priorités
Ça y est ! Je les vois ! Ils font preuve de solidarité
Ils ont si hâte, c’est émouvant, de pouvoir enfin s’embrasser !
Après ces dures épreuves que j’ai dû leur infliger
J’espère que de bonnes résolutions pourront en être retirées
Ce serait dommage qu’un autre moi, soit obligé de recommencer…