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Le dimanche 29 novembre 2026
16h00
Durée : 30 mn
Accès réservé au détenteur du billet spectacle de 17h (Leïla Ka) - Tarif unique : 5€
Adresser un mail à la billetterie du Palais des Festivals et des Congrès de Cannes
THEATRE EN DRACENIE - DRAGUIGNAN
À quoi ressemblerait un monde dans lequel on valorise le déséquilibre ? Réponse avec ce solo à l’énergie ramassée, qui expérimente l’inversion des forces qui nous gouvernent.
La gravité ne définit pas seulement notre relation au monde. Elle détermine aussi notre manière de bouger et de voir, rappelle Thibaut Eiferman. Dans Terre 1, le chorégraphe explore cette fameuse connexion entre le haut et le bas qui fonde notre vie sur terre, et tente d’en renverser la perspective.
Seul sur scène, il suit d’abord le parcours d’une vie en boucle, de la naissance à la réincarnation, testant geste après geste sa pesanteur et ses déplacements à la recherche du point d’équilibre. Ou plutôt de ce « déséquilibre entretenu » qui, à chacun de nos mouvements, limite et compense la chute.
Jusqu’à ce moment hasardeux où tout bascule vers un monde régi par l’imaginaire, dans lequel l’instinct guide les envies. Tandis que la bande-son du compositeur Variéras mêle finement musique, bruits divers et voix d’enfants, la scénographie abstraite et sensible d’Alice Vasseur - qui signe également les trois grandes toiles colorées installées sur le plateau - accompagne ce cheminement pas à pas. Ludique, renversant, le réapprentissage progressif des actions les plus simples (Tu marches et tu tombes !), est à l’image des nouveaux rapports induits par cette perspective. De la lutte au lâcher-prise on assiste, captivé, à la transformation d’un corps mécanique et fonctionnel en organisme vivant.
CREATION 2025 - Solo
CO-CREATION : Thibaut Eiferman et Alice Vasseur
INTERPRETE : Thibaut Eiferman
DRAMATURGIE : Agathe Vidal
COMPOSITION MUSICALE : Variéras
CREATIONS LUMIERES : Laurent Patissier
COSTUMES : Marylin Perrod
Gravity does more than define our relationship to the world — it shapes how we move and perceive, notes Thibaut Eiferman. In Terre 1, he explores this connection between “up” and “down” that underpins life on Earth, and attempts to invert the perspective.
Alone on stage, he first traces the arc of a life in a loop, from birth to reincarnation, testing gesture after gesture against gravity, searching for balance — or rather, the “maintained imbalance” that both limits and prevents a fall. Eventually, everything tips into a world ruled by imagination, where instinct guides desire. Variéras’ soundscape, blending music, diverse noises, and children’s voices, accompanies the journey, while Alice Vasseur’s abstract, sensitive scenography — including three large colorful canvases on stage — frames each step. Playful yet disorienting, the gradual relearning of simple actions (“You walk and you fall!”) mirrors the new relationships suggested by this perspective. From struggle to surrender, the audience witnesses a mechanical, functional body transform into a living organism.