
Le mardi 2 juin 2026
18h30
Espace Miramar
35 rue Pasteur
06400 Cannes
Plein : 15 €
Adhérents : 10 €
Cannes Pass Culture, Cannes Seniors Le Club : 12 €
De 18 à 25 ans : 7 €
Moins de 18 ans et étudiants : gratuit
« Je ne pardonne pas. Ce n’est pas une impuissance : c’est une volonté. »
Quand on a subi l’injustice, le pardon est impossible et le désir de vengeance légitime, affirme Laurence Devillairs. Pourtant, à peine pensable, la vengeance n’a aucun droit de cité : la sagesse la rejette, l’État la punit, la morale la réprouve. Désirer se venger, c’est réclamer justice pour avoir été meurtri, avili, nié. Ce n’est ni la haine aveugle ni la loi du talion, mais un acte de libération, une réaffirmation de soi, qui mérite d’être réhabilitée.
En partant de son expérience de l’injustice, elle interroge au travers des textes des grands philosophes, d’oeuvres classiques et contemporaines comme Three Billboards ou Broadchurch, ainsi qu’à la lumière d’affaires récentes comme Bétharram, les procès Le Scouarnec et Mazan. Elle s’attaque ainsi aux discours dominants qui valorisent le pardon et la réparation au détriment de la colère et de la lutte contre les abus de pouvoir. Alors, pour mettre enfin les victimes au centre, elle appelle à l’expression du désir de vengeance dans les procédures judiciaires.
Conférence coanimée par Laurence Devillairs, normalienne, agrégée et docteure en philosophie.
Vente et dédicace d'ouvrages après la conférence par la librairie cannoise « Autour d'un livre ».
Inscription possible à partir du 25 mai 2026 à 9h.