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29 avril 2021|Social / Santé

Le Conseil Local de Santé Mentale soutient les jeunes et les actifs fragilisés par la pandémie

Au regard de l’accroissement inquiétant des troubles psychologiques générés par l’épidémie de la Covid-19, David Lisnard, maire de Cannes, décide de recentrer les priorités du Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) à destination des jeunes et des actifs fragilisés.

Le CLSM cannois coordonne les actions municipales et celles du secteur psychiatrique public et privé, des professionnels de santé et des partenaires médico-sociaux (police, justice, éducation, sport etc.). Il a pour objectif de renforcer le partenariat public-privé entre les professionnels médicaux de la chaîne de santé locale et d’améliorer la prise en charge des patients.

« La santé mentale des Français ne cesse de se dégrader en cette période de crise et alors même que le pays est déjà un des plus grands consommateurs d’antidépresseurs au monde. Il est fondamental de continuer notre démarche de soutien et d’aides initiée depuis plusieurs années en lien avec la médecine de ville et l’hôpital et qui, par ailleurs, nous a été très utile lors de cette épidémie de Covid. Il faut sortir de cet enfermement qui est une source évidente de perturbation psychologique, psychique et psychiatrique. »
David Lisnard, maire de Cannes

Au regard de la dégradation particulièrement inquiétante de la santé mentale des jeunes, la Mairie de Cannes déploie, à travers son CLSM, un nouveau plan d’actions destiné à prévenir et à traiter rapidement le développement des troubles psychologiques. Ses orientations visent à :

  • créer un « réseau de soutenants » bénévoles (professionnels en retraite ou étudiants en psychiatrie ou psychologie) pour orienter, accompagner et soutenir les familles et les jeunes ;
  • permettre une prise en charge rapide, quand l’enfant, le jeune et son entourage sont les plus réceptifs aux soins ;
  • garantir un accès aux soins, favoriser leur continuité et pallier toute absence d’un des soignants qui peut fragiliser la dynamique de soin mise en place ;
  • soutenir les familles moralement et faciliter l’aide financière via un travail étroit et transparent avec les équipes et services sociaux. Les orienter vers les structures et les professionnels conventionnés (les consultations coûtent en moyenne 70 euros et sont non ou faiblement remboursées) ;
  • former un réseau de « sentinelles » (enseignants, éducateurs sportifs et surtout élèves référents), pour relayer le signalement auprès des bons interlocuteurs ;
  • développer des stratégies thérapeutiques différenciées par un travail plus étroit avec les établissements scolaires et universitaires, la Caisse d’Allocation Familiale (CAF) et le CCAS ;
  • mettre en place un forum d’échange accessible et convivial entre jeunes afin de rompre le sentiment d’isolement ;
  • proposer la présence d’un groupe ou d’un forum de parole pour aider les parents à détecter les signes d’anxiété et de stress chez leurs enfants et adapter leur comportement ;
  • faciliter l’accès aux structures post hospitalières ou de consolidation de soin par l’aide à la constitution de dossiers d’admission souvent très lourds, ou l’allégement des délais qui restent l’enjeu d’un traitement réussi.