Véronèse : le génial "metteur en scène" de la peinture

Véronèse (Paolo Caliari ou Cagliari) est né à Vérone (d'où son surnom). Il commença par travailler dans l'atelier de son père, sculpteur ornemaniste, et il y acquit une habileté de modeleur pour les figures et les ornements en relief, qu'il ne perdit jamais.
L'enfant manifesta si vivement sa prédilection pour la Peinture que son père le place comme apprenti chez Antonio Badile. Il étudia alors, avec les oeuvres de son maître, celles des autres artistes véronais éparpillées dans cette ville pleine de vitalité.
À partir des années 1550, Paolo est prêt à affronter la grande scène vénitienne : on lui propose la charge prestigieuse de peindre des toiles pour les plafonds des salles des « dieci » (dix) au Palais des Doges. Il y « inventera » sa palette claire : harmonie de tons chair - or - bleu pâle  blanc.
Le succès est immédiat – la réussite matérielle aussi et bientôt la gloire. Il se sent prêt à conquérir cette ville. Et c’est vraiment d’une conquête qu’il s’agit car les rivalités artistiques faisaient rage dans la Venise du XVIe siècle.
Le véronais devient le peintre à la mode, le décorateur favori des nobles et des ecclésiastiques, à Venise comme dans les provinces de terre ferme. Les commandes de toute espèce, fresques ou tableaux, sujets profanes ou sujets sacrés, allégories ou portraits, affluent de toutes parts.
Entre 1560 et 1570, il immortalisa le luxe et la splendeur de Venise en peignant, sur des toiles colossales, sous des prétextes religieux, pour des réfectoires de couvents, cette série célèbre de banquets somptueux : les Cènes. Il déploiera également son activité dans le domaine de la peinture profane, s’inspirant même parfois de motifs érotiques.
Dans les années 1580/90, un nouveau climat culturel caractérise Venise qui sort, exsangue, d’une épidémie de peste effroyable, vécue comme une punition divine. La ville désormais souhaite plus de sévérité et de sobriété. Paolo modifie son mode d’expression et s’oriente vers des tons dramatiques, des images poignantes de douceur et de tragique. En conclusion  de sa vie, il abordera des thèmes funèbres et angoissés.
Un artiste qui mena une carrière magistrale et influencera les meilleurs Maîtres :  Van Dyck - Velasquez - Murillo - Rubens - Tiepolo - Boucher - Fragonard…

Intervenant : Catherine de Buzon, diplômée d’Histoire de l’art et d’architecture.

Dans le cadre deSaison Cannes UniversitéEn savoir

Quand ?

lun. 21 janv. 2019

Horaire : 15h

Où ?

Salle Stanislas
7 rue Louis Pastour
06400 Cannes

Qui ?

Tout public

Tarif(s) ?

Normal : 9 €
Adhérent : gratuit
18-25 ans: 7 €
Moins de 18 ans : gratuit
Cannes Pass Culture : 7 €

Renseignements

Cannes Université
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