Des estampes japonaises à la modernité qui s'invente(Manet, Monet, Van Gogh, Degas et les autres…)

Lieu : salle Stanislas - rue Louis Pastour à Cannes.

 
Le Japon venait à peine de s'entrouvrir, mais il était déjà présent à l'Exposition Internationale de New-York en 1853. Des estampes japonaises rapportées par les marins dans leurs malles commencèrent à parvenir directement dans certains pays d'Occident. Les Expositions Universelles vont se succéder : Londres puis Paris.
Les années 1870 verront l’éclosion du japonisme, l'enthousiasme gagnant tous les ateliers « avec la rapidité d'une flamme courant sur une piste de poudre. » En 1878 à l’Exposition Universelle de Paris ce fut la consécration de cet émerveillement qui avait marqué la décennie écoulée.
De 1878 à 1895, il continua à se développer, et à s'épanouir. Pour la seconde moitié du 19ème siècle, le Japon va être : « l'équivalent de la découverte d'un continent esthétique nouveau ».
Avec les estampes (Hokusai, Hiroshige), les peintres découvrirent des propositions originales en matière de couleur, de dessin, de mise en page, de perspective ou de format qui, combinées à d'autres influences - celle de la photographie naissante notamment - allaient produire des bouleversements radicaux dans l'ordre visuel.
De nouveaux outils de composition s’offrent aux artistes :
Le cadrage : le détail cadré en gros plan invite le regard à plonger directement dans le lointain – en coupant ses figures, l’artiste ouvre d’une certaine manière l’espace de son tableau sur quatre côtés et donne une importance particulière au « hors champ ».
Le format en hauteur : le choix d’un format insolite conduit la seconde génération des Impressionnistes français à un mode d’expression très particulier.
La composition pourra s’établir à partir d’un Pilier (comme dans l’architecture d’une maison japonaise) – ou d’une Grille (comme les cloisons coulissantes).
Un intérêt va naître pour de nouveaux motifs : la femme en kimono – ou une attention plus aiguisée sur des sujets si remarquablement traités par les maîtres japonais : la Nature, la vie quotidienne avec une description rapide et précise, une perception instantanée – comme une sténographie adaptée à l’évènement.
Dans les années 1950 on parlera de la période du Néo-japonisme : Alechinsky, Sam Francis, Hartung, Klein, Mathieu, Pollock, Tapies, Soulages… ces artistes européens qui se sont intéressés à l’art d’Extrême-Orient ont – par leurs exercices de calligraphie - acquis la possibilité de « saisir » avec une plus grande conscience le processus de création.

Intervenant : Catherine de Buzon - Diplômée d’Histoire de l’art et d’architecture.

Dans le cadre deSaison Cannes UniversitéEn savoir

Quand ?

lun. 09 avr. 2018

Horaire: 15h

Qui ?

Tout public

Tarif(s) ?

Tarif normal  : 9 €

Adhérents : gratuit

18 - 25 ans : 7 €

Moins de 18 ans : gratuit

Cannes Pass Culture : 7 €

Renseignements

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