Film "La Belle et la Bête"

 Lieu : cinéma Les arcades (77 rue Félix-Faure, Cannes)

Pour l'offrir à sa fille, le père de la Belle cueille, sans le savoir, une rose appartenant au jardin de la Bête, qui s'en offense. Afin de sauver son père, la Belle accepte de partir vivre au château de la Bête.

Juste après la Deuxième Guerre mondiale, Jean Marais a proposé à Jean Cocteau de faire un film qui se baserait sur deux œuvres du xviie siècle et xviiie siècle. L'une, dont le titre et la majeure partie du contenu narratif, est le conte de fées de Madame Leprince de Beaumont, publié pour la première fois dans l'anthologie Le Magasin des Enfants, ou Dialogues entre une sage gouvernante et ses élèves à Londres en 1757 et que Cocteau avait déjà pensé avant la guerre à adapter pour le théâtre ou pour un pantomime. La seconde source narrative du film est aussi un conte de fées : La Chatte blanche de Madame Marie-Catherine d'Aulnoy, publié quelque soixante ans auparavant dans une des premières anthologies du genre des Kunstmärchen (contes littéraires) imprimées en France : Les Contes des Fées, Paris, 1697-1698. De ce conte, un seul motif évocateur se trouve dans le film : les domestiques, ayant été transformés par magie, en sont réduits à leur seuls bras et mains, encore prêts à servir.

Cocteau a trouvé l'idée excellente : non seulement elle coïncidait avec les rêves qu'il avait eus dans son enfance, mais elle lui offrait une nouvelle possibilité cinématographique : mettre en scène des contes de fées. À première vue ce film est différent du précédent pour lequel Cocteau avait écrit le script et qu'il avait dirigé, mais tous les deux travaillent sur des mythes et créent une ambiance d'une beauté qui dérange. Dans son esprit le film reste fidèle à ces deux contes de fées mentionnées, mais la mise en image est de Cocteau et de personne d'autre. Il a ouvert une voie qu'emprunteront après lui des metteurs en scène, comme Ingmar Bergman, François Truffaut et Vincente Minnelli. L'œuvre d'Alexandre Arnoux, La belle et la bête, pièce de théâtre publiée en 1913 en Belgique, aurait aussi inspiré ce film3. L'intrigue du film est plus proche de cette pièce que du conte original, notamment dans la mise en situation de l'intrigue, l'absence de la fée, etc.

En 2013 le SNC, la Cinémathèque française et le fonds Culturel franco-américain dirigent une nouvelle restauration à partir de deux versions du film, un marron nitrate conservé à la Cinémathèque française et un marron à densité fixe provenant d'Allemagne. La numérisation a consisté à étalonner les images afin d'en restituer la gamme d'origine, et à combler les 843 photogrammes manquants. La copie restaurée a ensuite été scannée à très haute résolution en 5K.

 

De : Jean Cocteau
Avec : Josette Day, Jean Marais, Michel Auclair, Mila Parély, Nane Germon, Marcel André
E
n copie restaurée
France

 


 

Dans le cadre deÉvocation du Festival de Cannes 1946En savoir

Quand ?

dim. 24 sept. 2017

Horaire : 10h30

Durée : 1h36

Qui ?

Tout public

Tarif(s) ?

Tarif : 4,50 €

Gratuit pour les membres de Ciné Croisette
Pass tous films : 15€/personne - 25€/couple

Renseignements

Ciné Croisette
cinecroisette @ gmail.com
Tél : 06 59 03 20 15
www.cinecroisette.com