Orientalisme et les portes de l'Orient

Attention : salles occupées par l’exposition « Arts traditionnels du Japon & Yokainoshima » du 24 juin au 28 octobre 2018. En savoir

 
Orientalisme

Pour les intellectuels et les artistes européens du 19e siècle, le voyage en Orient devient un véritable rite initiatique. Jusque dans les années 1850, l’aventure est périlleuse. Mais les inventions de l’ère industrielle – chemin de fer, navigation à vapeur, télégraphe – vont faciliter l’accès aux contrées lointaines.

Tinco Lycklama à Nijeholt (1837–1900), aristocrate hollandais, fait partie de ces premiers « touristes » passionnés d’exotisme. Il rapportera de ses périples à travers l’Iran, le Proche-Orient et l’Égypte une collection exceptionnelle, qu’il offrira en 1877 à la Ville de Cannes.

Dans le domaine des arts, le goût pour les civilisations antiques et la culture arabo-persane donnera naissance à un mouvement d’inspiration romantique : l’Orientalisme. Les œuvres exposées au musée de la Castre offrent plusieurs visions de cet Orient rêvé ou vécu.
 

 

Les portes de l’Orient

Au 19e siècle, la Côte d’Azur – tout comme l’Andalousie et les rives du Bosphore – séduit les voyageurs par son exotisme tempéré : paysages pittoresques, douceur du climat méditerranéen, lumière dorée, végétation luxuriante…

À Cannes, alors en plein essor, Tinco Lycklama installe en 1872 son « Musée oriental », fréquenté par une société cosmopolite. La construction de villas de style mauresque ajoute au dépaysement. Sur l’île Sainte-Marguerite, de 1841 jusqu’aux années 1880, les premiers touristes croiseront plusieurs centaines de prisonniers algériens déportés au Fort Royal, dont les tableaux et photographies d’époque gardent le souvenir.