Phénomène de radicalisation : la mairie de Cannes forme les associations sportives

La mairie de Cannes, sous l’impulsion de David Lisnard, s’est très tôt préoccupée de la montée des phénomènes de radicalisation au sein de la société française. Cannes a d’ailleurs été la première commune de France à se doter d’un plan communal de prévention au risque terroriste.

Après les agents municipaux, les acteurs du monde sportif

Un plan global qui revêt différents aspects (policier, culturel et idéologique) et qui a déjà abouti au déploiement de nouveaux moyens matériels, humains et logistiques. La municipalité a donc aussi décidé d’y inclure un important volet relatif à la formation et la sensibilisation du phénomène de radicalisation.

Ainsi, dès 2016, une première session a permis de former un millier d’agents municipaux. De façon pragmatique, la Mairie de Cannes a décidé d’étendre cette démarche aux associations et animateurs sportifs qui sont en première ligne du repérage des risques de basculement dans la radicalisation.

Signes révélateurs et les signaux d’alerte

Ce jeudi 21 septembre, ce sont ainsi plus de 80 personnes – responsables d’associations sportives, animateurs, éducateurs… – qui ont répondu à l’appel du maire de Cannes. « Le risque terroriste aujourd’hui n'est plus un risque, c'est une réalité. Le discours du politiquement correct est très dangereux, car l'enjeu reste la sécurité. Mais aussi la sauvegarde de nos valeurs car il y a un risque profond d'altérer notre mode de vie, a prévenu David Lisnard. C’est un phénomène politique qui nécessite une grande vigilance pour repérer les individus dangereux et nécessite – et ce n’est pas facile – la mise en place d’un contre discours. »

La séance, animée par l’équipe des professionnels d’Unismed (organisme agréé par la Préfecture) a mis en exergue les signes révélateurs et les signaux d’alerte d’un risque de décrochage ou de radicalisation.

Cette session a donc permis d’informer plus concrètement les présidents de clubs sportifs, les entraineurs et les équipes, afin de les aider à identifier les comportements à risque, mais aussi les accompagner dans l’alerte qui doit être donnée. Un soutien apprécié, tant ce phénomène s’avère complexe et difficile à appréhender. La municipalité entend poursuivre cet accompagnement.

« Nous sommes tous un maillon de la lutte »

« Le maillon communal doit être un maillon fort de la lutte contre la radicalisation. Notamment par le respect de la laïcité, et particulièrement au sein d'un club de sport. Nous devons adopter des comportements efficaces comme le strict respect d'un règlement intérieur par exemple, a conclu David Lisnard. Le signalement est notre devoir en tant que citoyen. On ne se sortira de ce phénomène de radicalisation que si, à l'échelle citoyenne, nous participons tous à cette lutte, sans sur jouer évidemment. Nous représentons tous un maillon dans une œuvre d'intérêt général et de salut public. »