Performances budgétaires pour bonne santé financière !

C’est le triptyque du maire de Cannes : baisse de la dette, forte diminution des dépenses de fonctionnement et non augmentation des taux des impôts communaux. Une formule qui donne le cap et le cadre de l’action municipale. Et qui, un soir de février 2017 (tout comme en 2016), rend le vote du budget de la Ville de Cannes unanime dans les rangs du conseil municipal. Le travail quotidien pour la qualité de vie des Cannois et l’attractivité de Cannes met tout le monde d’accord, encore une fois.

La mairie de Cannes a donc confirmé, ce lundi, les bons résultats et les axes présentés en fin d’année 2016 à l’occasion du débat d’orientations budgétaires.

Impôts : on reste à 0 %

2017 ne fera pas exception. Comme les années précédentes – depuis 2001 – la municipalité n’entend pas obérer le portefeuille des Cannois. Pourtant, le contexte national ne joue pas en faveur des communes. Les villes françaises ont d’ailleurs été contraintes d’augmenter en moyenne leurs taux d’imposition de + 1 %.

À Cannes, c’est hors de question. Malgré un total cumulé abyssal de perte de ressources pour la Ville de Cannes de 76 M€ d’ici fin 2017, David Lisnard confirme : « Nous n’augmenterons pas les taux d’impôts communaux. La performance budgétaire est au rendez-vous grâce à une rigueur bénéfique et constructive qui transcende les contraintes financières imposées par l’État. » Idem en ce qui concerne la surtaxe sur les résidences secondaires qui « ne sera pas appliquée et les abattements fiscaux ne seront pas modifiés ».

De fait, à ce jour, Cannes fait partie des villes de la strate où les taux communaux des impôts locaux sont les plus bas (en tenant compte de ceux du bloc communal, c’est-à-dire ville + intercommunalité).


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Économies, économies, économies…

Les dépenses de gestion courante s’affichent en baisse (- 1,10 %) grâce, entre autres, à un important travail sur la renégociation et la reconfiguration de marchés. Une manne effectivement non négligeable : le contrat d’assurance de la Ville, revu et corrigé, c’est 272 000 € économisés par an ! Avec une flotte de véhicules diminuée de 111 véhicules depuis janvier 2014 au profit de pools en libre-service, la mairie de Cannes économise (entretien et carburant) 260 000 € par an.

Réorganisation du travail sans augmentation de la masse salariale ont aussi permis de fructueuses reprises en régie. A l’instar du balayage des voies et des marchés (1,4 M€ d’économies par an), le ramassage des déchets et la collecte des horodateurs (600 000 € par an)…

Une série de mesures concrètes qui totalisent, entre 2014 et 2016, 7,2 M€ d’économies, soit une baisse de 13,3 % des charges à caractère général.

David Lisnard estime que d’ici la fin de son mandat les économies de gestion devraient culminées à quelque 25 M€.

C’est la dette qui baisse, qui baisse…

C’est le troisième pilier de l’action engagée par le premier magistrat cannois. Conformément aux engagements de David Lisnard, le désendettement se poursuit. La réduction de la dette, entre 2014 et 2017, s’élèvera à 39 M€ (même - 44 millions d’euros avec le transfert à la C.A.C.P.L. d’un emprunt lié au Grand Bleu). C’est l’objectif fixé au préalable d’un encours de l’ordre de 200 millions d’euros en 2020. Cette dette ne comporte aucun emprunt toxique.

La baisse de la dette, récompensée par la Direction départementale des finances publiques, représente aussi un levier d’économies de gestion. Ce désendettement a pour effet de réduire les frais financiers de 2,4 millions d’euros sur la période. Cette démarche est reconnue par les établissements bancaires qui, conscientes de sa solidité financière, proposent à la Ville de Cannes des taux d’intérêt particulièrement bas.

56 M€ de travaux pour Cannes en 2017

La municipalité continue d’investir dans tous les quartiers. 56 millions d’euros de dépenses d’équipement sont ainsi prévues au budget 2017. Elles permettront de financer notamment la reconstruction de l’école des Broussailles, l’embellissement du Carré d’Or, le réaménagement du quartier du Petit-Juas, l’embellissement du front de mer, la poursuite du réaménagement des boulevards du Midi Louise Moreau (opération Boccacabana) et Jean Hibert, la mise en accessibilité des espaces publics et bâtiments communaux, la fin de la piétonnisation du Suquet, la poursuite du projet de pôle universitaire, le lancement de l’aménagement et de l’embellissement du centre de la Bocca, la valorisation et la sécurisation du secteur Forville (place de la Petite Fabrique, place de la Miséricorde, rue du Docteur Gazagnaire)...

Autant de nouvelles étapes clés dans le renouveau de la ville au fil des 258 M€ d’investissement qui seront réalisés sur la mandature pour développer l’attractivité de la ville et la qualité de vie.