Un toit neuf pour la chapelle Sainte-Anne

Près de dix siècles qu’elle subit les outrages du temps, discrètement perchée au sommet du Suquet. Unique église paroissiale de Cannes avant la construction de Notre-Dame d’Espérance au 17e siècle, la chapelle Sainte-Anne a été intégrée au musée de la Castre depuis une centaine d’années.

Si ses murs épais et hauts ont conservé leur robustesse, la toiture du bâtiment ‑ classé aux monuments historiques en 1937 ‑ n’a en revanche pas résisté à dix siècles de vent, pluie, embruns… Les infiltrations d’eau conséquentes ont nécessité d’importants travaux de restauration.

« Le patrimoine nous rattache à nos racines »

En marge des partenaires institutionnels, la Mairie de Cannes qui mène une politique très engagée pour la sauvegarde de son patrimoine a réussi à lever des financements alternatifs, auprès de La Fondation du patrimoine et du groupe CGPA (société d’assurance), afin de supporter le coût de cette rénovation. Ainsi que la restauration de la verrière de la Villa Rothschild qui sera inaugurée à la fin du mois de septembre.

À l’occasion de la présentation des travaux de la chapelle Sainte-Anne récemment achevés, le maire de Cannes a réaffirmé sa volonté de conserver et protéger le patrimoine de la ville. D’abord parce qu’il représente « un lien vertical, celui de l’Histoire, l’intelligence de la mémoire, pour nous rattacher à des racines, a estimé David Lisnard. Le patrimoine a vocation à être vivant, partagé, pour nous donner une signification commune. » Et l’édile de poursuivre : « Le patrimoine est aussi une émotion. Comme la culture, un élément d’attractivité touristique, vecteur de développement. »

Des mécènes engagés pour Cannes

Une vision partagée par le délégué départemental de la Fondation du patrimoine, Jean-Louis Marques, qui a tenu à saluer l’action de David Lisnard : « Dans plusieurs siècles, ces bâtiments seront toujours là, parce que vous avez voté pour leur préservation. Dans plusieurs siècles, on félicitera toujours des municipalités comme la vôtre. »

D’autant qu’à Cannes, l’action se déploie sur plusieurs fronts. « Nous réhabilitons le Suquet, le cœur historique de Cannes, son patrimoine bâti et urbain. D’autres opérations, lourdes, sont également en cours, comme la rénovation du clocher de Notre-Dame d’Espérance, les vitraux, les façades du presbytère.., a énuméré David Lisnard. La restauration du Fort Vauban prendra plusieurs années de travaux et nécessitera aussi de nouveaux financements alternatifs ».

Un appel vraisemblablement entendu par la Fondation du patrimoine qui par la voix de son délégué départemental, s’est dite « prête à accompagner » la mairie de Cannes dans « tous ses projets ».