L’incivisme de nouveau à l’affiche

La lutte est quotidienne. Sans relâche… parce que sans répit. La Mairie de Cannes monte d’un cran, à partir d’aujourd’hui, dans la lutte engagée contre l’incivisme depuis 2014. Le premier triptyque « Stop aux incivilités » avait fait son effet l’an dernier. Avec une première salve portée sur les jets de clopes, cannettes et détritus, ou encore les peu ragoutantes mictions sur la voie publique.

Si cette première campagne de communication a, vraisemblablement, porté ses fruits, l’effort doit se poursuivre sur le terrain de la répression et la prévention. De nouveaux personnages entrent au générique de cette deuxième saison : les déjections canines, le bruit des véhicules et l’utilisation des stationnements réservés aux handicapés.

Bras de fer contre « bras d’honneur »

Le maire de Cannes David Lisnard a donc décidé de forcer le bras de fer contre ces actes qu’il considère comme « des bras d’honneur à la collectivité ». Avec, toujours, une tolérance qui ne dépassera pas… 0. C’est « stop ». À Cannes, on ne jette rien par terre. Ni cigarettes, ni papiers, ni canettes… On ne crache pas, on n’urine pas contre un mur dans un recoin, ou pire.

Pour le caca de toutou qui fait son apparition sur les panneaux d’affichage, même topo. Si la légende urbaine veut que l’offrande de Médor porte bonheur quand une chaussure gauche s’y écrase, à Cannes il en coûtera jusqu’à 450 euros aux propriétaires de chiens tentés de ne pas ramasser le « paquet ». D’autant que 180 distributeurs « citydogs » ont été disposés en ville à cet effet.

Fini les pots d’échappement trop bruyants

La chasse aux décibels, aussi, est annoncée. Pour en finir avec les pots d’échappement qui pétaradent si fort qu’ils pourraient réveiller tout un quartier, la police municipale cannoise mène chaque jour trois contrôles antibruit dans toute la ville. Cette campagne est donc aussi une façon d’inciter les propriétaires de véhicules trop bruyants à réaliser les réparations nécessaires avant d’être éventuellement verbalisés, jusqu’à 375 euros.

Enfin, la Mairie de Cannes s’attaque aux sans-gêne et veillera particulièrement au respect des règles, afin de sanctionner les conducteurs valides qui auraient décidé de squatter les stationnements réservés aux personnes à mobilité réduite, détentrices du macaron GIC-GIG. Un acte, aussi honteux que méprisable, qui peut faire grimper l’amende jusqu’à 375 euros. Plus cher que 200 heures de parking en plein centre-ville…

La traque aux preuves d’irrespect à l’égard du cadre de vie partagé par tous entre dans une nouvelle dimension. Et se grave partout, dès aujourd’hui, en affichage, dans les médias, sur le web… jusque dans l’esprit de chacun.