Inondations : Cannes et Le Cannet en front

Certains sujets mettent tout le monde d’accord. Jusqu’à mettre tout le monde autour de la table. Au nom de la prévention des inondations, le maire de Cannes et vice-président du Département des Alpes-Maritimes, David Lisnard, a reçu son homologue député maire du Cannet, Michèle Tabarot, pour une réunion commune en fin de semaine dernière. L’idée : rassembler les services cannois et cannettans concernés (techniques, juridiques et urbanistiques) afin de prévenir le risque qui touche les deux territoires et, donc, leur population.

Une approche que David Lisnard a amorcée à Cannes, il y a plusieurs mois, avec la mise en place du « plan vallon ». Le premier magistrat avait déjà affiché son souci de sécuriser les cours d’eau et limiter leur crue lors des épisodes orageux.

Les intempéries dévastatrices du 3 octobre dernier ont, malheureusement, rappelé l’ampleur et l’importance de la tâche. Et, dès le lendemain, les maires de Cannes et du Cannet avaient conjointement pris l’engagement de prendre les mesures pour renforcer autant que nécessaire la lutte contre les inondations.

Les premières actions sont lancées

C’est donc chose faite, avec une première entrevue qui a permis d’établir clairement les secteurs à traiter. Avec, pour chacun, les solutions à mettre en place, à court, moyen ou long terme. La discussion a logiquement porté sur les quatre bassins versants qui intéressent les Cannois autant que les Cannettans : le vallon de la Foux, La Frayère, La Petite Frayère et Le Riou. Avec, déjà, des actions concrètes et immédiates.

De fait, les deux Villes vont passer, d’ores et déjà, un groupement de commandes communes pour acquérir le matériel adéquat, notamment des batardeaux (sorte de barrages, destinés à retenir provisoirement l’eau à un endroit précis). Des repères de crue vont aussi être installés pour garder la mesure des catastrophes passées, particulièrement celles du 3 octobre. Enfin, les Villes de Cannes et du Cannet s’apprêtent à lancer une étude précise sur la vulnérabilité des bâtiments ainsi qu’une définition du schéma directeur des eaux pluviales.

David Lisnard et Michèle Tabarot ont aussi convenu de solliciter rapidement le préfet des Alpes-Maritimes afin d’obtenir de l’Etat les mesures qui relèvent de sa seule compétence.

Si le risque est commun, la volonté l’est tout autant.

Réunion du 8 janvier au sujet des inondations