Le budget primitif 2016 met tout le monde d’accord

Voté à l’unanimité. La Mairie de Cannes a présenté le budget primitif 2016 en conseil municipal ce lundi soir. Et fait assez rare pour être souligné, l’exposé des chiffres de la commune a remporté l’adhésion de l’opposition. Un consensus que n’avait pas connu l’assemblée cannoise depuis plusieurs décennies.

Dans l’exacte lignée du débat d’orientations budgétaires (voir la rubrique Finances), le Maire de Cannes a transformé l’essai, avec un budget primitif de 449,9 millions d’euros. Fort, notamment, d’un résultat excédentaire de 42,8 millions d’euros, « une véritable performance au regard de ce que l’État nous enlève », a estimé David Lisnard. Effectivement, à l’heure des comptes, la douloureuse n’a jamais si bien porté son nom : entre les baisses de dotations et autres transferts de charges, c’est 76 millions d’euros évaporés des caisses communales. Une perte qui correspondrait, si elle devait être compensée par l’impôt, « à une augmentation de 3 points de la taxe d’habitation ».

La « rigueur bénéfique » protège les Cannois

Pour autant, David Lisnard a assuré, et rassuré : « Nous ne toucherons pas aux taux d’impôts communaux, c’est notre engagement. Et nous le répéterons chaque année », contrairement à 37 % des communes françaises qui ont fait le choix de la hausse fiscale. « Nos économies protègent les contribuables, a poursuivi le maire. Nous appliquons le principe de rigueur bénéfique. Car la rigueur n’est pas une punition, mais un gage d’efficacité qui prépare l’avenir ». De fait, entre 2014 et 2016, la Mairie de Cannes réalise 24 millions d’euros d’économies, en serrant « les boulons à tous les étages, au prix d’efforts quotidiens et par respect des Cannois. » Reprise de marchés en régies, hausse de productivité, baisse de dépenses de fonctionnement, à l’instar du parc automobile de la Ville de Cannes réduit de 121 véhicules en 18 mois…

Le tout sans mégoter sur la baisse de la dette, historique, de 33,7 millions d’euros entre 2014-2016, portant la capacité de désendettement de la commune de 8,4 à 6,63 ans. Tout en investissant aussi, cette année, 7 millions d’euros dans la réparation des lourds dégâts occasionnés par les inondations du 3 octobre 2015. Mais sans rogner, non plus, l’engagement d’investir à hauteur de 45 millions par an pour financer les petits et grands projets (nouvelle école des Broussailles, embellissement du Carré d’Or ou des allées de la Liberté, opération Boccacabana, Suquet des Arts, Technopôle de l’image…)

Autant de raisons, et de chiffres, qui font donc l’unanimité.

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Séance du conseil municipal